Infos

Les photos : http://picasaweb.google.com/anelyse.weber
Nous sommes actuellement à : Jaipur, RAJASTAN
Prochaine étape : Agra, ANDRA PRADESH (je crois...)

Intineraire...


Les transports en quelques chiffres...

  • 167 heures
  • 6990 km parcourus
  • 6 taxi
  • 9 trains
  • 17 bus
  • 16 Rickshows

dimanche 30 novembre 2008

Anegundi, Hampi suite et fin

Anelyse étant particulièrement indisposée en cette belle troisième journée à Hampi, nous avons peu bougés de notre guesthouse. J'en viendrais donc directement à notre quatrième et dernier jour. Nous avons décidés de nous rendre à Anagundi, petit village situé à quelques kilomètres de l'autre côté de la rivière. Plus ancien encore qu'Hampi, Anegundi était selon la légende le royaume du roi-singe Hanuman que Rama (une incarnation de Vishnu si je ne m'abuses) vainquit sur le site même d'Hampi...Nous avons d'abord traverse la rivière sur une coquille de noix géante, nous offrant du même coup une jolie vue sur la rivière, et qui nous amena à bon port avant d'avoir achevé de couler. Et ce n'est qu'à peine cinq minutes plus tard que nous avons été interviewés dans le carde du tournage d'un documentaire local. Interroges sur ce que nous pensions d'Anegundi, je crains que notre intervention soit sans grand intérêt...Ça y est, nous pouvons enfin nous attaquer à Anegundi. Et après nous être perdus, on finit par nous indiquer le temple de Durga que nous traverserons sans vraiment y prêter attention pour nous retrouver une centaine de mètres plus loin entoures de rochers et profiter d'un panorama hallucinant (dont vous devriez vous aussi profiter si tout se passe bien...). Nous y resterons une bonne heure à cuire au soleil avant de nous décider à rentrer. Tant pis pour le Lakshmi Temple, tant pis pour le Hanuman Temple, le Vithalla nous attend.Retour à Hampi, et de là une marche dans une nature toujours aussi magnifique, nous arrivons près d'un grand mur de pierres nous cachant un temple qui parait sublime. Les grilles étant fermées, c'est un peu déçus que nous reprenons notre quête du Vithalla. Mais une autre entrée existait quelques centaines de mètres plus loin et nous permit de pénétrer dans ce qui s'avèrera être ce fameux temple (ouf!).
Et ça vaut le détour... La pierre rosée par le soleil couchant, la finesse des sculptures, les piliers chantants quand on les frappe du plat de la main, ce char de pierre de plusieurs dizaines de tonnes qui parait-il pouvait rouler jadis. Notre instinct d'aventurier fut à nouveau réveillé par une grille restée ouverte sur les profondeurs du complexe.
Nous partons demain, réveil 5h00.

vendredi 28 novembre 2008

Hampi 2



C'est perdus dans la brume que nous nous sommes réveilles en ce second matin à Hampi. Répit de courte durée, car à peine midi passé, l'ombre devient précieuse si l'on ne veut pas se dessécher au soleil.
Hampi regorge de monuments tous plus impressionnants les uns que les autres, et nous aurons besoin d'au moins deux jours pour en voir l'essentiel. D'abord, la cité royale. C'est à vélo que nous prendrons ses fortifications d'assaut. Une mention spéciale ici pour Anelyse qui faillit entraîner la mort prématurée d'une dizaine de poules, effrayant d'un coup de sonnette du vélo le plus délabré du monde un porc qui se lança dans une course meurtrière...
Mais revenons à nos moutons. Je ne me lancerais pas dans une descriptions détaillée de chaque bâtiment, ces détails archéologiques n'intéressant (probablement) que moi...
Ceux qui nous ont le plus marqués sont sans aucun doute le Lotus Mahal (photos et aquarelle d'Anelyse), les étables des éléphants royaux, simplement massives, et enfin l'underground Siva Temple. Sorti de la boue récemment, les pieds encore dans l'eau, il sent fort la chauve-souris. Le tout lui donne une atmosphère mystique, un petit goût d'Indiana Jones... L'endroit est... spécial.
Quant à l'après midi, Courte nuit + vélo sous le soleil + déjeuner massif = SIESTE. Nous nous réveillons donc au restaurant vers 16h30 pour nous attaquer au Vithalla Temple. Raté, Le chemin jusqu'au Vithalla est rocailleux : Pas de vélo. Nous n'y serons pas avant la fermeture. Demain... Nous décidons de nous contenter d'un magnifique coucher de soleil.
Alors que la magie de l'Inde naît en certains lieux de l'homme qui dégoûte et séduit tout à la fois, c'est ici la nature sauvage, brute, qui marque ces terres encore préservées, prouvant si cela est encore nécessaire combien la richesse de ce pays est variée.
Je dois ici avouer quelque chose : Nous n'avons pas dormi dehors, une opportunité de dernière minute nous permettant de nous installer dans un bungalow encore en construction. Pas de toilettes, pas de portes, mais un toit. Et le prix est le même.

Hampi



Voila un endroit magique, un de ceux auxquels nous n'avions prévu de ne consacrer que quelques jours et qui mériteraient plusieurs semaines... Trop tard, les billets de trains sont pris, nous ne pourrons grappiller qu'un jour supplémentaire.
Hampi, c'est des centaines de temples, certains magnifiques, repartis sur plusieurs kilomètres, se fondant en pleine harmonie dans la nature environnante. Une rivière s'écoule doucement entre de massifs rocs ocres tirant vers le rose quand le soleil vient les caresser. Champs de bananiers et flore sauvage viennent compléter le tableau le plus beau que l'inde nous a offert jusqu'ici.
Mais avant tout, trouver où dormir. La Garden Paradise parait toute indiquée : A l'écart du village, dans un cadre idyllique, bordant la rivière... dommage que toutes les cambres soient prises. Peu importe, nous dormirons à la belle étoile, sous une moustiquaire de fortune, à côté du champs de bananiers. Moins d'un euro la nuit, prix imbattable, même si l'on espère qu'un bungalow se libère bientôt !
Lors de cette première journée, nous écumerons (encore) les commerces d'Hampi Bazaar, et visiterons le Virupaksha, sanctuaire datant du XVIe siècle. Second temple encore en activité que nous visitons, nous en retirerons une bien meilleure impression que du Mansa Devi (Haridwar). Si la ferveur est la même, d'atmosphère "parc à bestiaux" est absente de ces vieilles cours à l'aura mystique surplombées d'un magnifique Gopuram, massive tour pyramidale, ici d'un blanc étincelant.
Nous nous aventurerons demain plus avant dans les ruines de cette cite qui régna sur tout le sud de l'inde pendant plusieurs siècles avant que la jalousie des Musulmans du Nord n'entraîne sa mise à sac en 1565...

Varkala

C'est en bus que nous avons dû rejoindre Varkala, tous les trains étant bondés en direction de cette petite ville de la côte keralaise. Nous arrivons donc au petit matin à Quilon, l'un des points névralgiques des ballades sur les backwaters ( canaux qui parcourent le Kerala). De laj nous empruntons le plus délabré bus que nous ayons vu jusqu'ici et arrivons finalement en fin de matinée à Varkala. Nous nous installons à la Johnny Cool Guesthouse, petit établissement simple mais dont les petits dej et cheesecakes mériteraient un livre entier : Tout simplement excellents, peut-être trop copieux.
Varkala, c'est plages, cocotiers et cocktails poussés à l'extrême, peut-être trop. A vrai dire, on ne se sent plus vraiment en Inde, et clairement entre touristes. On y a même croisé un gigolo et sa hollandaise quarantenaire... Et qui dit touristique, dit escroquerie. Nous nous ferons voler 50 euros pendant un cours de cuisine... Un peu cher la séance, mais nous savons aujourd'hui cuisiner Chicken & Veg Khuruma, Kashmiri Pulao, Parothas et Onion fitters. C'est déjà çà.
Avec le recul, Varkala était peut-être une erreur, et quitte à ne voir qu'un endroit du Kerala, l'un des coins les plus beaux de l'Inde, Alleppey par exemple aurait été préférable, tant dans la variété des paysages que des occupations... Voila qui nous donneras une occasion de revenir, même si Varanasi et Hampi (prochain article) aurait amplement suffit.

samedi 22 novembre 2008

Bangalore

Nous arrivons à Bangalore, la Silicon Valley indienne,en cette fin d'après-midi et profitons d'emblée de son climat doux dû à sa légère altitude (1000 m). Vient ensuite la surprise de trouver des chauffeurs de rickshaw acceptant d'enclencher le meter (compteur au kilomètre), et enfin la découverte de ses rues larges, peu poussiéreuses et moins touchées en apparence par la mendicité que beaucoup de villes indiennes que nous avions visitées. Nous découvrirons dans les jours suivants grands restaurants, centre commerciaux ultra-modernes et l'appartement de 120 mètres carrés de Pierrot... Tout ce luxe ne doit cependant pas faire oublier les bidonvilles toujours présents au détour de certaines rues, à deux pas de la richesse affichée de certains établissements...
Nous consacrerons ces quelques jours à nous reposer - nulle part où courir et une place où rester - a bien manger et bien dormir aussi, et enfin à remettre le blog à jour. Bref, on recharge les batteries.

jeudi 13 novembre 2008

Mamallapuram

Mamallapuram, c'est la plage, les cocotiers, la mer chaude, les poissons grillés dégustés dans les paillotes bordant le littoral. Ce sont aussi quelques temples pourtant magnifiques que nous ne visiterons pas, les baignades répétées occupant nos premiers jours, le roi des belges en visite officielle complètement déplacée à notre goût qui condamna tout accès aux temples pour notre dernier...
On sent ici le premier pan de notre voyage se terminer. Celui où nous ne voyagions qu'à deux, nos gros sacs sur le dos. La partie la plus dure, aussi bien physiquement bien sûr que mentalement car nous avons reçu l'Inde de plein fouet... Peut-être celle aussi qui nous laissera le meilleur souvenir. Une semaine nous y paraissait une année entière, comme lorsque enfant les jours s'égrenaient lentement, nous permettant d'en saisir toute les aspérités. La richesse de l'Inde nous aurait-elle ramené en enfance, nourrissons face à ce géant millénaire. Viens maintenant la deuxième partie, le second mois. Nous serons certes toujours deux, parfois bien plus (le réseau de Pierrot semble particulièrement étendu...), mais les gros sacs resteront dans son appartement, nous laissant bien plus libre de nos mouvements. Et puis le temps passe plus vite maintenant. Le troisième pan sera celui du voyage en groupe, nouvelle expérience placée sous le signe d'un Simon toujours aussi... aléatoire.

Pour ceux qui seraient en manque de nouvelles, morceau choisi :
Toute cette affaire eut lieu alors qu'Anelyse, Pierrot et moi empruntions un chemin bordant le golfe du Bengale... Simon nous suivait, une bonne centaine de mètres en retrait, ayant préféré la voie des rochers... Quand subitement, nous nous retournons pour ne plus l'apercevoir ! Nous repérons rapidement un groupe d'une petite dizaine d'indiens regardant d'un œil intéressé dans les profondeurs des rochers – vivant ou mort, nous savons où il est. Ce n'est que plusieurs minutes plus tard qu'un concert d'applaudissement nous annoncera la survie de notre aventurier. Couvert de blessures de guerre, il nous expliquera qu'il avait laissé tomber ses lunettes de soleil à 50 centimes d'euros. Nous voilà rassurés, il est resté l'homme qu'il était... Il consacrera la fin de son après midi à diverses noyades et pertes de tongs... Mais à parler de changement, c'est Pierrot qui nous a paru le plus transformé. L'Inde lui ayant donné un regard pétillant et une ferveur fiévreuse absolument fascinante. Le soir des retrouvailles restera gravé dans les annales, mais je lui laisserais le soin de traiter sa vision de ces quelques jours plus en détail dans son propre blog, s'il le désire...
J'en profite d'ailleurs pour en citer ici l'adresse :
http://pierrot-et-le-monde.blogspot.com

Je terminerais cet article en citant un extrait d'un mail que j'ai reçu de Jéremy, actuellement en Australie :
lol donc toi aussi tu dois souvent penser à tous ceux restés en France à se les geler sous un temps pourri en pleine ville, alors que toi t'es bien au chaud sur la plage !!!!! Moi c'est pareil !!!!

Plein Sud

Quitter Darjeeling le 3 au matin pour arriver à Chennai le 6. Trois jours de transport... Trois nuits, 42 heures de trains... Et au final, aucune séquelle physique (excepté que l'on a continué de tanguer pendant plusieurs heures après avoir débarqué du wagon...) Une raison à cela : La première classe. Non, nous ne sous sommes pas subitement embourgeoisés, seulement toutes les lignes dans toutes les catégories sur quinze jours étaient complètes. Alors voilà, par la force des choses nous avons du doubler notre espace, dormir dans des matelas super confortables, avoir des draps propres, des petites veilleuses personnelles et tout et tout. Et même des voyants précisant l'occupation des toilettes ! Bon on essaieras d'éviter à l'avenir pour la santé de notre porte monnaie... On atteint quand même le quart du prix de la seconde classe française...

Nous y rencontrons aussi une indienne d'une prestance impressionnante voyageant seule (chose rare ici, c'est en fait la première que l'on voie.) et qui nous couvrit de cadeaux : Thé, Chicken Burgers pour moi, Sari pour Anelyse. Le tout commande depuis le train et amené par son « personnal assistant ». Nous avons aussi droit à une courte initiation au yoga et une introduction à a philosophie de son guru Sphoorthi... Tout un programme. Sérénité, méditation, troisième œil et possessions en tout genre.

Nous arrivons enfin à Mahabalipuram, Mamallapuram pour les intimes. Paillotes, cocotiers et plages de sable fin... Pierrot arrive demain, Simon après-demain.

Darjeeling, Suite.

Nous avons aujourd'hui emprunté le Toy Train pour quelques kilomètres... C'est l'un des trains les plus vieux (130 ans) et les plus hauts du monde (2000 mètres). Et comme son nom l'indique l'un des plus petits. Tiré par une vaillante loco à vapeur (qui s'essouffle il faut bien le dire dans les montées...), il dévore les distances à une vitesse moyenne de 6 km/h et permet donc d'admirer le paysage magnifique bordant son itinéraire. Et accessoirement de se fumer une clope face à l'infini avant de se lancer dans un petit footing de cinq minutes pour le rattraper. On en sort ravis et couverts de charbon. Le pied.

Descendant à Ghum à dix kilomètres de là, nous décidons de remonter à pieds jusqu'à Darjeeling, excellente idée sur le papier – un peu moins sur le terrain – car si les premiers kilomètres furent agréables les derniers se firent dans les vapeurs d'échappements.

Darjeeling

Notre première nuit à Darjeeling ne fut pas très agréable : Température glaciale, sol humide, propreté toute relative, nous quittons en froid (c'est le cas de le dire) la Tower View Lodge pour rejoindre l'Alpine Hotel.
Ici une chambre basique, un peu plus chère, mais un certain confort est présent. Et nous avons même une TV devant laquelle Anelyse s'abrutit périodiquement devant Bal Ganesh, dessin animé contant la mythologie indienne et plus précisement l'enfance, la décapitation et l'installation d'une tête d'éléphant sur le cou de ce dieu.

Le paysage de darjeeling dépasse à mon avis ce que nous avions vu à Dharamsala et au Népal (tout du moins la vallée de Katmandu). On monte de Siliguri (niveau de la mer) à Darjeeling (2000 mètres) en quelques kilomètres offrant du même coup des dénivelés de montagnes verdoyantes le jour, bleutées à la tombée de la nuit. Mais les photos seront ici plus parlantes.

Mais qu'est ce que Darjeeling ? Ville d'un état indépendant lors de la conquête des Indes par les Anglais. Ceux-ci louèrent ces terres au Maharadjah puis de le payèrent pas. Logique. Et quand celui-ci refusa l'exploitation de ses terres, les anglais ne trouvèrent plus du tout cela logique et rattachèrent le coin à leurs possessions par la force. On allait enfin pourvoir planter son thé tranquille.

Et du thé, il y en a. Et des anglais aussi. British à qui mieux mieux, on vient ici boire son cup of tea en compagnie de quelques bakerys à la terrasse du Glenary's. Bon c'est vrai qu'ici les gâteaux sont délicieux. Quant à la ville en elle-même, des constructions indiennes émergent les imposantes bâtisses anglaises, certaines à l'abandon, certaines reconverties en vieux hôtels au charme désuet.

Mais Darjeeling, ce ne sont pas que des anglais, ce sont aussi des indiens ! Et des népalais demandant leur séparation avec le Bengale. « We want Ghorkaland. » Un joyeux mélange pour une ville agréable, un climat rigoureux, où le soleil se couche aussi tôt que ses habitants. Et complètement déserte car Diwali continue et semble plus intime, plus familiale ici.


Diwali in Barauni

Diwali est la fête des lumières en Inde et au Népal... Au menu, bougies, guirlandes d'œillets, chants et danses, et gamins surexcités armés de pétards.

Et nous dans les transports à cause d'un cafouillage dans notre plan de route. De la frontière, nous rejoindrons en train Barauni, dont nous ne verrons que la gare et il est vrai quelques rares feux d'artifices. Après quelques heures de sommeil, une seconde éprouvante nuit commença pendant laquelle je ne dormirais pas tandis qu'Anelyse tentait de somnoler, allongée sur nos sacs... Nous prendrons finalement notre train à 3 heures du matin (2h30 de retard) et vraiment de justesse. C'est vers midi que nous atteignons Siliguri d'où nous montons dans un taxi partagé avec une famille Bengladi plutôt sympathiques et encore plus touristes que nous...


L'Inde depuis les trains

Les trains sont l'occasion s'entrapercevoir (existe-il un verbe plus léger ?) cette Inde que nous ne côtoierons probablement pas de notre voyage. Celle qui n'est pas dans le routard, celle où l'on voit plus de maisons que d'échoppes, celle où la misère est plus sourde, celle où quelques vieux discutent sur un banc, peut-être du matin jusqu'au soir – peut-être est-ce leur seule pause de la journée – tandis que les enfants regardent passer les trains où certains viendront mendier alors qu'à peine plus âgés.

Back to India

Après avoir libéré notre chambre, nous profitons d'un déjeuner à rallonge dans le jardin de l'hôtel avec l'Himalaya pour toile de fond... Puis c'est à 18h30 (après avoir transformé le ptit dej' en déjeuner, lui-même devenu goûter...) que nous prenons notre bus, direction l'Inde via Birganj (poste frontière).

A l'aller, nous avions emprunté un bus touristique qui nous avait laissé un souvenir aussi marquant que désagréable. Cette fois-ci, c'est un bus local (et postal) que nous utiliserons. Au final, le trajet reviens moins cher, pas d'arnaque, on essaye pas de nous pomper notre fric à toutes les occasions et le bus est même plutôt confortable... Le pied!


Quelques questions tout de même:

Quand cinq bus vont sensiblement à la même vitesse, au même endroit, et ont plusieurs centaines de kilomètres à parcourir, pourquoi s'obstinent-ils à vouloir se doubler ? Pourquoi dans les virages ? Pourquoi préférer ceux qui ont plus de cinquante mètres de dénivelé ?

Quelle était ce bruit de verre brisé qui déchira la nuit ?

Bref, il faut l'avoir vécu au moins une fois – mais pas plus. Et au final on est même arrivé en avance sur le planning !

Le passage de la frontière fut l'occasion de prendre un nouveau type de rickshaw : Après le vélo, l'auto, nous avons enfin pu tester le chevo. C'est le plus sympa jusqu'ici. Et puis pour finir, que serait un passage de frontière sans petite corruption ? Quelle était ce papier qui avait une taille, une forme et une apparence extrêmement proche de celle d'un billet qu'un soldat a empoché juste avant de ne pas fouiller la cargaison d'un cycliste ?

Life in Katmandu

Nous nous sommes laissés le temps de vivre pour nos derniers jours à Katmandu. Plus de visites, plus de bus, et au menu : Grasse mat', petites balades, shopping (encore!) et réservations de trains (cyber hélas...).
J'en retirerais pelle-mêle quelques moments:

Un groupe de rock népalais. Cheveux longs, nonchalance et voix éraillées au programme. Au final, du très classique (Led Zep, Stones, GNR', Eagles, Nirvana...) et beaucoup d'énergie, pour un groupe qui n'a peur de rien et surtout d'aucunes comparaisons (à tort ou à raison?). Bref, ça passe ou ça casse. En fait ça passe et ça casse.

Je me suis fait couper les cheveux !
Alors en résumé : Correct, vraiment pas cher (4 euros), hyper rapide et particulièrement douloureux. On défriche plus que l'on coupe, on noie au lieu de laver, et on termine sur un massage pour le moins vigoureux... Une expérience à tenter au moins une fois (le curage d'oreilles en plein shampooing laissera en moi une trace indélébile)

J'ai acheté une cartouche de 20 paquets de 20 cigarettes. 400 cigarettes à 1 centimes pièce. Plus de 20 fois moins cher qu'en France. Profitons-en...

Le goudronnage fou de Katmandu. Un matin on sort de l'hôtel par un chemin de terre, le midi on a les tongs qui fondent, et le soir on a une belle route bétonnée. Et on peut supposer que dans une semaine elle sera déjà crevassée...

On the road again !

Un article qui ne vous parleras probablement pas, mais nous sommes tellement fiers...

Après deux heures de travail acharné dans les tréfonds du Trains at a Glance (imbuvable mais si complet guide des trains indiens), nous avons enfin déterminés notre itinéraire depuis Katmandu jusqu'à Darjeeling. En temps normal, un bus direct qui Katmandu puis le Népal pour rejoindre New Jalpaiguri d'où un bus local monte vers Darjeeling ; mais un glissement de terrain ayant détruit l'unique sérieuse route du Népal, la noyant sous les eaux, la réalité est bien différente (et beaucoup plus chère si l'on en croit les agences de voyage).


Voilà donc notre choix : Départ 19h de Katmandu, arrivée 5h à Birganj. Passage de la frontière indo-népalaise. Train au départ de Raxaul 10h, arrivée 17h30 Barauni. Nouveau train à 00h55, arrivée 8h20 à New Jalpaiguri puis 3h de jeep jusqu'à Darjeeling !

Pfiou...

Petites explications

Plusieurs d'entre vous ont pu retirer du blog l'impression que les alpaguages plus ou moins insistants et autres arnaques pouvaient gâcher en grande partie notre voyage. Rassurez-vous, il 'en est rien.

Si elles peuvent paraître très présente sur le blog, c'est effectivement qu'elles le sont dans la réalité :
Sans parler même des grandes villes dont certains quartiers sont tout simplement invivables quand on ressemble à un touriste, nous sommes tout de même l'objet de plusieurs sollicitations par jours. Quant à Katmandu, on nous y propose de la drogue une bonne quarantaine de fois par jours...
Mais cela ne gâche en rien notre voyage (du moins plus maintenant). Quand on prends comme une donnée de base que oui, on nous propose tout et n'importe quoi, et surtout tout à la fois, que l'on a pris l'habitude d'ignorer le plus souvent, et d'être ferme quand il le faut, cela n'entame en rien l'agréable du voyage.
Enfin, ce ne sont bien sûr pas l'ensemble des indiens que nous incriminons. On rencontre comme partout ailleurs curiosité et indifférence, aimable et désagréable, méchanceté ouverte et grande gentillesse. Normal. En revanche, une partie certes infime mais que notre statut de touriste mène à côtoyer régulièrement peut être qualifiée de parasites, même si encore une fois cela ne concerne pas, et de loin, tous les indiens (et népalais...) vivant du tourisme (ex: Dinkav...).

Une habitude à prendre en somme pour que la magie de ce pays aux antipodes de notre culture demeure intacte.

Patan

Patan est située non loin au nord de Katmandu (A vrai dire les deux agglomérations se mélangent). Du Durbar Square, il ressort d'abord la même impression que pour Bhaktapur : Des temples, certains jolis, mais dont l'intérêt nous paraît limité par les seules explications du routard. Mais l'ancien palais royal de Patan accueille aujourd'hui un musée particulièrement intéressant, complet et bien présenté, qui consacre notamment l'une de ses ailes aux iconographies hindouistes et bouddhistes : Comment les Dieux, leurs montures, leurs formes bénéfiques et maléfiques, leurs attributs. La visite qui s'en suit en est naturellement bien plus intéressante, et nous permit de redécouvrir le Durbar Square avec un œil nouveau.

Un conseil aux éventuels voyageurs népalais : Visitez d'abord Patan et son musée avant de vous attaquer à Katmandu et Bhaktapur !

mercredi 12 novembre 2008

Katmandu, Durbar square.

Nous avions prévus de visiter Patan aujourd'hui, mais les nombreux problèmes d'appareils photos d'Anelyse nous ont obligés à changer nos plans, et nous avons finalement (et enfin !) visité le Durbar Square de Katmandu. Et il en ressort une petite déception (toute relative). Certes, il comporte sont lot de monuments, dont certains sont magnifique, mais on en ressortira moins convaincus qu'à Bhaktapur, et qu'après Patan (article suivant). L'un des plus magnifiques temples du Népal, le Taleju, n'ouvre ses portes que deux fois par an (dixit un népalais de passage), et nous n'avons pu l'admirer que depuis l'autre côté de ses monumentaux murs d'enceinte. Reste une stupéfiante photo de jeunes enfants gavés aux sucreries et une non moins stupéfiante photos d'une vieille femme, habillée en Sadhu et fumant une cigarette avec une attitude particulièrement nonchalante (d'aucuns auraient dit qu'elle avait l'air de tapiner).

OM MANI PADME HUM

Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum. Om Mani Padme Hum.....

http://fr.youtube.com/watch?v=4noQ0MD1_8s&feature=related

Pourquoi ? Pourquoi ! Pourquoi... Snif.
Pourquoi TOUS les marchands de Bhaktapur s'entêtent-ils à passer en BOUCLE cette chanson, toute la journée. Et enfin pourquoi pourquoi cette chanson ne comporte-elle que quatre mots répétés inlassablement ?

PS : Pour info, Om Mani Padme Hum a un sens. Je vous laisse libre de le découvrir, ces mots brûlent nos cerveau....

mardi 11 novembre 2008

Bhaktapur, deuxième jour

Notre seconde journée à Bhaktapur fut consacrée à ses nombreux monuments et places d'intérêt. Pour ce qui est de son Durbar Square, n'importe quel livre ou guide touristique en parlerait mieux que moi, et je n'en mentionnerais donc que les frises érotiques ornent le temple de Shiva, particulièrement explicites, rejoingant ici nos réflexions précédentes sur ce paradoxe quant à l'approche de la sexualité au Népal. Hormis cela, nombreux temples, palais, cloches, certains de grand intérêts, d'autres moins.

Après s'être rendus compte que les musées du bois sculpté et du cuivre étaient fermés le mardi, nous avons pris la clef des champs pour aller visiter les ghâts de Bhaktapur : Pas grand chose si ce 'est beaucoup d'ordures. Enfin, nous sommes remontés jusqu'à la place des potiers (Taleko) où les poteries sont encore réalisés artisanalement et cuites à la paille. Cette boucle autour de Bhaktapur nous aura permis de voir la périphérie de la ville, celle qui n'est pas restaurée, celle qui n'est pas envahie par les étales de marchands de souvenirs, celle aussi où récoltes et artisanat restent inchangés depuis des siècles... Chaque façade, fenêtre, cour de Bhaktapur semble avoir été ouvragée. Il suffit de jeter un œil par l'embrasure d'une porte pour y découvrir un petit temple caché. A mon avis, le charme de Bhaktapur tient davantage dans cette homogénéité que dans une quelconque surcharge de monuments...

Enfin, pour en revenir au premier soir, je mentionnerais l'impression étrange provoquée par la tombée de la nuit dans cette ville moyenâgeuse, où il n'existe pas d'éclairage public. Alors, marchands et habitants allument leurs bougies (et lampes de poches...), projetant la ville dans le passé.

Bhaktapur

Nous avons quittés Katmandu pour Bhaktapur, située à une vingtaine de kilomètres à l'est. Trois villes, trois anciennes capitales royales ont tour à tour régné sur la vallée : Bhaktapur, Patan et bien sûr Katmandu... Elle possède donc elle aussi son Durbar Square, son lot de temples et demeures somptueuses. De plus, un droit d'entrée de 750 roupies Népalaise, appliqué aux étrangers, permet une restauration progressive lui donnant cet aspect de ville-musée pourtant encore bien vivante.
Dans les années à venir, le mur d'enceinte qui entourais jadis la ville devrait être reconstruit, la tôle remplacée par les tuiles sur les toits, et enfin le centre ville interdit à la circulation. Nous avons d'abord visité le musée des peintures et Thangkas, abritant des peintures remontant jusqu'au 18ème siècle ainsi que quelques statues, le tout profitant d'une scénographie pour le moins absente.
On y voit surtout nombre de Thangka, certains d'une grande finesse, certains particulièrement affectés par les années, beaucoup représentant des scènes érotiques. (Le lotus on reste dans le thème...). La prédominance du sexe dans ces représentations divines est d'ailleurs surprenante en comparaison des mœurs particulièrement prudes des népalais.
Mais qu'est-ce qu'un Thangka ? En quelques mots, il s'agit de peintures très finement exécutées sur des toiles de coton enduites de glaises. Le tout souvent rehaussé d'or. Un procédé népalais auquel le Tibet a donné ses thèmes majeurs : Les mandalas, cercles dont l'extérieur représente les états impurs du Karma et dont le cœur représente le nirvana. Ils sont des aides à la méditation. Viennent ensuite les représentations de la vie de Buddha, du rêve de sa mère à sa mort en passant par l'opulence et l'ascétisme, la méditation et la tentation, l'enseignement. Enfin, la roue de la vie représente dieux et démons, hommes, animaux et fantômes, dans leurs imperfections et leurs évolutions. D'autres Thangka ont d'inspirations plus libres.
Nous nous sommes ensuite rendus à la Lama Thangka Painting School, une école de peinture où nous avons pu voir élèves et professeurs à l'œuvre, et dont nous sommes ressortis avec notre lot de Thangka. Les prix s'échelonnent d'une vingtaine à plusieurs milliers d'euros. Nous nous sommes contentés des plus simples... Nous finirons par un repas correct à la Shiva Guesthouse, que je ne mentionne que pour son JuJu Dhau, Yaourt spécialité de Bhaktapur, tout simplement excellent, que je recommande chaudement à tout voyageur de passage dans cette ville.

samedi 1 novembre 2008

Katmandu, suite.

Ecrit le 18/10 depuis : The Yellow House.

Le Durbar Square de Katmandu regroupe une importante partie de ses monuments, mais nous ne nous y rendrons que dans quelques jours. Nous avons décidé de consacrer nos premiers jours ici a une visite de Thamel (quartier touristique), et des marchés situés vers Asan Tole et Indra Chowk, ainsi qu'a Swayambunath (le monkey temple).


Les marchés proposent majoritairement des vêtements, de l'électronique, et bien sûr bijoux en tous genres. Quant à Thamel, on y retrouve un échantillon de l'artisanat nepalais (peintures, sculptures, étoffes ou tapis...). À vrai dire, plus la boutique propose un large éventail, plus les prix sont élevés (jusqu'à deux ou trois fois plus...). Et suivant la même loi, quittez Katmandu pour rejoindre les autres villes et vous trouverez des prix encore plus avantageux (et aurez plus de choix...). Nous attendrons donc Bhaktapur ou Patan pour faire nos achats. Si les marches d'Asan Tole ou Indra Chowk peuvent paraître peu intéressants dans ce qu'ils proposent (pour nous), ils sont en revanche l'endroit où sec concentrent les nepalais, où ils marchandent à tour de bras. C'est aussi un enchevêtrement toujours surprenant de ruelles, places, carrefours, cours intérieures, et d'un nombre incalculable de petits ou plus grands temples. On retrouve ici ce que l'on avait déjà observé à Dharamsala : Les Nepalais s'habillent à l'européenne (on en a même vu de très fashion), tandis que les touristes tendent vers le baba cool.


Autre conséquence de ce tourisme, tous les métiers qui y sont lies s'avèrent bien plus rémunérateurs que les autre, et on aurait presque l'impression que tous le nepalais que l'on croise ont quelque chose à vendre (Objets, drogues, conseils, informations), jusqu'aux écoliers dont je ne citerais qu'un extrait :
Eux : "Namaste"
Nous : "Namaste"
Eux : "Five rupees please"
Nous : "..."
Eux : "One photo please"

Quand la mendicité deviens mimétisme... Car ces enfants, scolarises dans des écoles privées n'ont pas besoin de cela.

Je relativiserai en précisant que cette tendance est bien plus forte à Katmandu qu'ailleurs, et plus précisément dans Thamel.

Une remarque d'ordre générale, presque métaphysique : "Partout où l'on installe un supermarché les caissiers ont l'air blasés..."