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Les photos : http://picasaweb.google.com/anelyse.weber
Nous sommes actuellement à : Jaipur, RAJASTAN
Prochaine étape : Agra, ANDRA PRADESH (je crois...)

Intineraire...


Les transports en quelques chiffres...

  • 167 heures
  • 6990 km parcourus
  • 6 taxi
  • 9 trains
  • 17 bus
  • 16 Rickshows

samedi 22 novembre 2008

Bangalore

Nous arrivons à Bangalore, la Silicon Valley indienne,en cette fin d'après-midi et profitons d'emblée de son climat doux dû à sa légère altitude (1000 m). Vient ensuite la surprise de trouver des chauffeurs de rickshaw acceptant d'enclencher le meter (compteur au kilomètre), et enfin la découverte de ses rues larges, peu poussiéreuses et moins touchées en apparence par la mendicité que beaucoup de villes indiennes que nous avions visitées. Nous découvrirons dans les jours suivants grands restaurants, centre commerciaux ultra-modernes et l'appartement de 120 mètres carrés de Pierrot... Tout ce luxe ne doit cependant pas faire oublier les bidonvilles toujours présents au détour de certaines rues, à deux pas de la richesse affichée de certains établissements...
Nous consacrerons ces quelques jours à nous reposer - nulle part où courir et une place où rester - a bien manger et bien dormir aussi, et enfin à remettre le blog à jour. Bref, on recharge les batteries.

jeudi 13 novembre 2008

Mamallapuram

Mamallapuram, c'est la plage, les cocotiers, la mer chaude, les poissons grillés dégustés dans les paillotes bordant le littoral. Ce sont aussi quelques temples pourtant magnifiques que nous ne visiterons pas, les baignades répétées occupant nos premiers jours, le roi des belges en visite officielle complètement déplacée à notre goût qui condamna tout accès aux temples pour notre dernier...
On sent ici le premier pan de notre voyage se terminer. Celui où nous ne voyagions qu'à deux, nos gros sacs sur le dos. La partie la plus dure, aussi bien physiquement bien sûr que mentalement car nous avons reçu l'Inde de plein fouet... Peut-être celle aussi qui nous laissera le meilleur souvenir. Une semaine nous y paraissait une année entière, comme lorsque enfant les jours s'égrenaient lentement, nous permettant d'en saisir toute les aspérités. La richesse de l'Inde nous aurait-elle ramené en enfance, nourrissons face à ce géant millénaire. Viens maintenant la deuxième partie, le second mois. Nous serons certes toujours deux, parfois bien plus (le réseau de Pierrot semble particulièrement étendu...), mais les gros sacs resteront dans son appartement, nous laissant bien plus libre de nos mouvements. Et puis le temps passe plus vite maintenant. Le troisième pan sera celui du voyage en groupe, nouvelle expérience placée sous le signe d'un Simon toujours aussi... aléatoire.

Pour ceux qui seraient en manque de nouvelles, morceau choisi :
Toute cette affaire eut lieu alors qu'Anelyse, Pierrot et moi empruntions un chemin bordant le golfe du Bengale... Simon nous suivait, une bonne centaine de mètres en retrait, ayant préféré la voie des rochers... Quand subitement, nous nous retournons pour ne plus l'apercevoir ! Nous repérons rapidement un groupe d'une petite dizaine d'indiens regardant d'un œil intéressé dans les profondeurs des rochers – vivant ou mort, nous savons où il est. Ce n'est que plusieurs minutes plus tard qu'un concert d'applaudissement nous annoncera la survie de notre aventurier. Couvert de blessures de guerre, il nous expliquera qu'il avait laissé tomber ses lunettes de soleil à 50 centimes d'euros. Nous voilà rassurés, il est resté l'homme qu'il était... Il consacrera la fin de son après midi à diverses noyades et pertes de tongs... Mais à parler de changement, c'est Pierrot qui nous a paru le plus transformé. L'Inde lui ayant donné un regard pétillant et une ferveur fiévreuse absolument fascinante. Le soir des retrouvailles restera gravé dans les annales, mais je lui laisserais le soin de traiter sa vision de ces quelques jours plus en détail dans son propre blog, s'il le désire...
J'en profite d'ailleurs pour en citer ici l'adresse :
http://pierrot-et-le-monde.blogspot.com

Je terminerais cet article en citant un extrait d'un mail que j'ai reçu de Jéremy, actuellement en Australie :
lol donc toi aussi tu dois souvent penser à tous ceux restés en France à se les geler sous un temps pourri en pleine ville, alors que toi t'es bien au chaud sur la plage !!!!! Moi c'est pareil !!!!

Plein Sud

Quitter Darjeeling le 3 au matin pour arriver à Chennai le 6. Trois jours de transport... Trois nuits, 42 heures de trains... Et au final, aucune séquelle physique (excepté que l'on a continué de tanguer pendant plusieurs heures après avoir débarqué du wagon...) Une raison à cela : La première classe. Non, nous ne sous sommes pas subitement embourgeoisés, seulement toutes les lignes dans toutes les catégories sur quinze jours étaient complètes. Alors voilà, par la force des choses nous avons du doubler notre espace, dormir dans des matelas super confortables, avoir des draps propres, des petites veilleuses personnelles et tout et tout. Et même des voyants précisant l'occupation des toilettes ! Bon on essaieras d'éviter à l'avenir pour la santé de notre porte monnaie... On atteint quand même le quart du prix de la seconde classe française...

Nous y rencontrons aussi une indienne d'une prestance impressionnante voyageant seule (chose rare ici, c'est en fait la première que l'on voie.) et qui nous couvrit de cadeaux : Thé, Chicken Burgers pour moi, Sari pour Anelyse. Le tout commande depuis le train et amené par son « personnal assistant ». Nous avons aussi droit à une courte initiation au yoga et une introduction à a philosophie de son guru Sphoorthi... Tout un programme. Sérénité, méditation, troisième œil et possessions en tout genre.

Nous arrivons enfin à Mahabalipuram, Mamallapuram pour les intimes. Paillotes, cocotiers et plages de sable fin... Pierrot arrive demain, Simon après-demain.

Darjeeling, Suite.

Nous avons aujourd'hui emprunté le Toy Train pour quelques kilomètres... C'est l'un des trains les plus vieux (130 ans) et les plus hauts du monde (2000 mètres). Et comme son nom l'indique l'un des plus petits. Tiré par une vaillante loco à vapeur (qui s'essouffle il faut bien le dire dans les montées...), il dévore les distances à une vitesse moyenne de 6 km/h et permet donc d'admirer le paysage magnifique bordant son itinéraire. Et accessoirement de se fumer une clope face à l'infini avant de se lancer dans un petit footing de cinq minutes pour le rattraper. On en sort ravis et couverts de charbon. Le pied.

Descendant à Ghum à dix kilomètres de là, nous décidons de remonter à pieds jusqu'à Darjeeling, excellente idée sur le papier – un peu moins sur le terrain – car si les premiers kilomètres furent agréables les derniers se firent dans les vapeurs d'échappements.

Darjeeling

Notre première nuit à Darjeeling ne fut pas très agréable : Température glaciale, sol humide, propreté toute relative, nous quittons en froid (c'est le cas de le dire) la Tower View Lodge pour rejoindre l'Alpine Hotel.
Ici une chambre basique, un peu plus chère, mais un certain confort est présent. Et nous avons même une TV devant laquelle Anelyse s'abrutit périodiquement devant Bal Ganesh, dessin animé contant la mythologie indienne et plus précisement l'enfance, la décapitation et l'installation d'une tête d'éléphant sur le cou de ce dieu.

Le paysage de darjeeling dépasse à mon avis ce que nous avions vu à Dharamsala et au Népal (tout du moins la vallée de Katmandu). On monte de Siliguri (niveau de la mer) à Darjeeling (2000 mètres) en quelques kilomètres offrant du même coup des dénivelés de montagnes verdoyantes le jour, bleutées à la tombée de la nuit. Mais les photos seront ici plus parlantes.

Mais qu'est ce que Darjeeling ? Ville d'un état indépendant lors de la conquête des Indes par les Anglais. Ceux-ci louèrent ces terres au Maharadjah puis de le payèrent pas. Logique. Et quand celui-ci refusa l'exploitation de ses terres, les anglais ne trouvèrent plus du tout cela logique et rattachèrent le coin à leurs possessions par la force. On allait enfin pourvoir planter son thé tranquille.

Et du thé, il y en a. Et des anglais aussi. British à qui mieux mieux, on vient ici boire son cup of tea en compagnie de quelques bakerys à la terrasse du Glenary's. Bon c'est vrai qu'ici les gâteaux sont délicieux. Quant à la ville en elle-même, des constructions indiennes émergent les imposantes bâtisses anglaises, certaines à l'abandon, certaines reconverties en vieux hôtels au charme désuet.

Mais Darjeeling, ce ne sont pas que des anglais, ce sont aussi des indiens ! Et des népalais demandant leur séparation avec le Bengale. « We want Ghorkaland. » Un joyeux mélange pour une ville agréable, un climat rigoureux, où le soleil se couche aussi tôt que ses habitants. Et complètement déserte car Diwali continue et semble plus intime, plus familiale ici.


Diwali in Barauni

Diwali est la fête des lumières en Inde et au Népal... Au menu, bougies, guirlandes d'œillets, chants et danses, et gamins surexcités armés de pétards.

Et nous dans les transports à cause d'un cafouillage dans notre plan de route. De la frontière, nous rejoindrons en train Barauni, dont nous ne verrons que la gare et il est vrai quelques rares feux d'artifices. Après quelques heures de sommeil, une seconde éprouvante nuit commença pendant laquelle je ne dormirais pas tandis qu'Anelyse tentait de somnoler, allongée sur nos sacs... Nous prendrons finalement notre train à 3 heures du matin (2h30 de retard) et vraiment de justesse. C'est vers midi que nous atteignons Siliguri d'où nous montons dans un taxi partagé avec une famille Bengladi plutôt sympathiques et encore plus touristes que nous...


L'Inde depuis les trains

Les trains sont l'occasion s'entrapercevoir (existe-il un verbe plus léger ?) cette Inde que nous ne côtoierons probablement pas de notre voyage. Celle qui n'est pas dans le routard, celle où l'on voit plus de maisons que d'échoppes, celle où la misère est plus sourde, celle où quelques vieux discutent sur un banc, peut-être du matin jusqu'au soir – peut-être est-ce leur seule pause de la journée – tandis que les enfants regardent passer les trains où certains viendront mendier alors qu'à peine plus âgés.